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Inhibiteurs des points de contrôle immunitaires et toxicités endocriniennes
Les inhibiteurs des points de contrôle immunitaires ont transformé la prise en charge des cancers, mais les toxicités endocriniennes sont fréquentes. Les plus courantes sont les dysthyroïdies et les hypophysites ; plus rarement surviennent un diabète, une insuffisance surrénalienne ou une hypoparathyroïdie. Ces effets indésirables nécessitent une surveillance biologique régulière. Les facteurs de risque incluent le sexe, l’âge, le type de schéma thérapeutique, la présence d’autoanticorps et certaines prédispositions génétiques. La prise en charge repose sur une substitution hormonale adaptée, tandis que les corticoïdes à haute dose ne sont que rarement indiqués, contrairement à la plupart des autres toxicités immunomédiées. Un diagnostic rapide et une prise en charge appropriés permettent le plus souvent de poursuivre l’immunothérapie. Il est à noter que les toxicités thyroïdiennes et hypophysaires ont été associées à une meilleure réponse oncologique.
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Immune checkpoint inhibitors and endocrine toxicities
Immune checkpoint inhibitors have transformed oncology but endocrine toxicities are common. The most frequent are thyroid dysfunction and hypophysitis; rarer are diabetes, adrenal insufficiency or hypoparathyroidism. These immune-related adverse events require regular hormonal monitoring. Risk factors include sex, age, type of regimen, preexisting autoantibodies, and genetic susceptibility. Management typically relies on appropriate hormone replacement therapy, while high-dose corticosteroids are rarely indicated, unlike in most other immune-related toxicities. Early recognition and intervention usually allow for the continuation of immunotherapy. Interestingly, thyroid and pituitary toxicities have been associated with improved oncologic outcomes.