Obésité et néphrolithiase : qui, comment et quel traitement ?

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    Titre

    Obésité et néphrolithiase : qui, comment et quel traitement ?

    Résumé

    Introduction: Obesity, metabolic syndrome and type 2 diabetes are associated with a parallel increase in kidney stone disease, with a particularly strong association with uric acid stones. This narrative review addresses three clinically relevant questions: who is at risk, through which mechanisms, and which therapeutic approaches may modify lithogenic risk? Materials and Methods: We conducted a structured narrative review based on references from a bibliographic corpus including recent PubMed-indexed meta-analyses, reviews and randomized controlled trials. Results: Available evidence supports a robust association between obesity, central adiposity, metabolic syndrome, type 2 diabetes and kidney stone disease, with a particularly consistent signal for uric acid nephrolithiasis. The most plausible mechanism does not appear to be isolated hyperglycaemia per se, but rather insulin resistance affecting proximal tubular epithelial cells, impaired renal ammoniagenesis, lower urinary pH, renal lipotoxicity and the cumulative burden of metabolic syndrome components. Sodium-glucose cotransporter 2 inhibitors are associated with a favourable signal regarding stone-related events in patients with diabetes; however, this should be interpreted as a potential secondary benefit rather than as a specific treatment for kidney stone disease. Malabsorptive bariatric surgery is associated with an increased risk of enteric hyperoxaluria. This lithogenic and renal risk should be incorporated into preoperative counselling and discussed with patients during selection of the bariatric procedure, particularly in those with a history of nephrolithiasis or pre-existing renal risk factors. Conclusions: Kidney stone disease in patients with obesity or diabetes should be regarded as a warning sign of the cardiovascular-kidneymetabolic syndrome. Management should combine morphoconstitutional analysis and classification of kidney stones, metabolic evaluation based on a 24-hour urine collection, screening for cardiovascular-kidney-metabolic risk components, and referral of high-risk patients to a coordinated multidisciplinary team involving nephrology, urology and metabolic medicine. 

    Title

    Obesity and nephrolithiasis: who, how, and which treatment?

    Abstract

    Introduction : L’obésité, le syndrome métabolique et le diabète de type 2 sont associés à une augmentation parallèle de la lithiase rénale, en particulier des calculs d’acide urique. Cette synthèse répond à trois questions opérationnelles : qui est concerné, quels mécanismes, quels traitements ? Matériels et méthodes : Revue narrative structurée fondée sur un corpus bibliographique comprenant des méta-analyses, des revues et des essais randomisés récents indexés dans PubMed. Résultats : Les données soutiennent une association robuste entre obésité, adiposité centrale, syndrome métabolique, diabète de type 2 et lithiases rénales, avec un signal particulièrement fort pour les calculs d’acide urique. Le mécanisme le plus plausible n’est pas tant l’hyperglycémie isolée, mais plutôt l’insulinorésistance des cellules épithéliales tubulaires proximales, l’altération de l’ammoniogenèse, l’abaissement du pH urinaire, la lipotoxicité rénale et l’effet cumulatif des composantes du syndrome métabolique. Les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2) sont associés à un signal favorable sur les événements lithiasiques chez les personnes diabétiques, mais doivent être considérés comme un bénéfice secondaire potentiel et non comme un traitement spécifique de la lithiase. La chirurgie bariatrique malabsorptive expose à un risque d’hyperoxalurie entérique. Ce risque lithogène et rénal doit être intégré à l’information préopératoire et discuté avec le patient lors du choix de la procédure bariatrique, en particulier en cas d’antécédent de lithiase ou de facteurs de risque rénal. Conclusion : Les lithiases urinaires chez le sujet obèse ou diabétique doivent être considérées comme un signal d’alerte du syndrome cardiorénal- métabolique. La prise en charge doit associer l’analyse morpho-constitutionnelle et la classification des calculs rénaux, un bilan métabolique fondé sur l’analyse d’un recueil des urines de 24 h, le dépistage des composantes du syndrome cardio-rénal-métabolique, ainsi que l’orientation des patients à haut risque vers une équipe spécialisée et coordonnée associant néphrologie, urologie et médecine métabolique. 

    Chapitre
    OBÉSITÉ ADULTE ET INFANTILE, DYSLIPIDÉMIES ET INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE
    Type d'article
    Formation continue
    Mots clés
    calculs rénaux
    obésité
    syndrome métabolique
    diabète sucré de type 2
    résistance à l’insuline
    Année
    2026
    Auteur(s)
    POZDZIK A. et COLIN I.M.
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