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L’otalgie en médecine générale : approche diagnostique et prise en charge - synthèse de la littérature
Objective: To propose a structured, pragmatic diagnostic approach adapted to the constraints of primary care, integrating current evidence on primary and secondary etiologies of otalgia. Methods: A structured narrative review of the literature was conducted in April and May 2026 through PubMed (search terms: otalgia, ear pain, primary otalgia, secondary otalgia, referred otalgia) and clinical practice guidelines from recognized institutions (HAS, BAPCOC, AAP). Articles were selected based on their clinical relevance to outpatient practice. Results: Otalgia is classified into two pathophysiological categories: primary (direct involvement of auricular structures, generally detectable on otoscopy) and secondary or referred (pain projected via cranial nerves V, VII, IX and X and cervical roots C2–C3). In children, infectious causes predominate, chiefly acute otitis media (AOM), affecting 75 to 90% of children before age 3, and otitis externa. Management of AOM has shifted toward targeted and deferred antibiotic therapy in non-severe cases, with notable differences between Belgian (BAPCOC 2022), French (HAS 2021/2025) and American (AAP 2013) guidelines. In adults, secondary otalgia is predominant; its main etiologies include temporomandibular joint dysfunction (the leading cause in adults, accounting for approximately one quarter of cases), odontogenic conditions, pharyngeal and laryngeal disorders, as well as neurological and systemic causes. Persistent unilateral otalgia with a normal otoscopy warrants exclusion of an upper aerodigestive tract malignancy, particularly in patients over 50 years of age with a history of smoking or chronic alcohol use. Conclusion: A rigorous clinical approach grounded in history-taking, otoscopy and systematic examination of adjacent structures, enables the general practitioner to identify the majority of etiologies and to recognize situations requiring urgent specialist referral. Vigilance for red flag signs, particularly in the face of unexplained persistent otalgia, remains essential to ensure patient safety.
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Ear Pain in Primary Care: diagnostic approach and management - a Literature Review
Objectif : Proposer une approche diagnostique structurée, pragmatique et adaptée aux contraintes de la médecine de première ligne, intégrant les données actuelles de la littérature sur les étiologies primaires et secondaires de l’otalgie. Méthode : Revue narrative structurée de la littérature, conduite en avril et mai 2026 à partir de la base PubMed (mots-clés : otalgia, ear pain, primary otalgia, secondary otalgia, referred otalgia) et des recommandations de bonne pratique d’institutions reconnues (HAS, BAPCOC, AAP). Les articles ont été sélectionnés en fonction de leur pertinence clinique pour la pratique ambulatoire. Résultats : L’otalgie se classe en deux catégories physiopathologiques : primaire (atteinte directe des structures auriculaires, généralement détectable à l’otoscopie) et secondaire, ou référée (douleur projetée via les nerfs crâniens V, VII, IX et X et les racines cervicales C2–C3). Chez l’enfant, les causes infectieuses dominent, principalement l’otite moyenne aiguë (OMA), présente chez 75 à 90 % des enfants avant l’âge de 3 ans, et l’otite externe. La prise en charge de l’OMA a évolué vers une antibiothérapie ciblée et différée dans les formes non sévères, avec des variations notables entre les recommandations belges (BAPCOC 2022), françaises (HAS 2021/2025) et américaines (AAP 2013). Chez l’adulte, les otalgies secondaires sont prépondérantes ; leurs principales étiologies incluent les dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire (première cause chez l’adulte, environ un quart des cas), les affections odontogènes, les pathologies pharyngées et laryngées, ainsi que des causes neurologiques et systémiques. Une otalgie unilatérale persistante avec otoscopie normale impose d’éliminer une néoplasie des voies aérodigestives supérieures, en particulier chez les patients âgés de plus de 50 ans, tabagiques ou consommateurs d’alcool. Conclusion : Une démarche clinique rigoureuse, fondée sur l’anamnèse, l’otoscopie et l’examen systématique des structures adjacentes, permet au médecin généraliste d’identifier la majorité des étiologies et de repérer les situations nécessitant une orientation spécialisée urgente. La vigilance vis-à-vis des signaux d’alarme, notamment face à une otalgie persistante inexpliquée, reste essentielle pour garantir la sécurité du patient.